Les grandes heures de la tapisserie bruxelloise : rayonnement et déclin

RTBF – La Première – Un Jour dans l'Histoire

Nous sommes le 16 mai 1528, à Bruxelles. Rififi dans le monde des tapissiers. On a constaté des abus, des fraudes : des ateliers à grand succès proposeraient, sur le marché international, des produits moindres à côté de leur production de haute qualité.

De nombreuses tapisseries sont saisies, provoquant une crise dans le secteur. Des tensions apparaissent entre les maîtres exploitants d’ateliers et les compagnons qui travaillent pour eux.

Le magistrat de la Ville se doit de réagir. Le 16 donc, il décide d’imposer une réglementation détaillée qui stipule, notamment : « ... il est décidé que dans tout le travail qui sera encore réalisé à Bruxelles et qui dépasse les six aunes, celui qui fait ou fait faire le travail, sera tenu de le signer dans le bas, d’un côté par sa marque et de l’autre par un écusson rouge inséré entre deux B. Aucun maître, compagnon ou aucune autre personne ne pourra enlever ou faire enlever l’écusson et la marque dans la ville ou en dehors. Ils seront obligés de vendre et de fournir le travail muni de la marque et de l’écusson. Chaque maître ou compagnon de ce métier sera tenu d’inscrire cette marque, avec son nom, dans le registre tenu à cette fin par les jurés du métier ».

Revenons, aujourd’hui, sur les grandes heures de la tapisserie bruxelloise, c’est dire que nous n’allons pas parler que de déco… Avec nous : Roel Jacobs.

 

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